Ça a commencé trente minutes après mon traditionnel déjeuner « deux tranches de pain (on commence à la connaître celle la), beurre d’amandes et œufs ». Mon système digestif a commencé à me trouver vraiment conne.
J’ai eu des sueurs froides, une méga diarhée et un bon mal de ventre. Mon principal symptôme ensuite, c’est le mal de cœur. Sur le coup, je ne pense même plus à la gastro, je suis certaine que le gluten s’est emparé de tous mes tuyaux et qu’il est en train d’y mettre le feu. La dernière fois que j’ai mangé du gluten par erreur, j’ai eu les même symptômes : mal d’estomac, nausées, faiblesses. On a du faire un voyage de voiture d’une heure et demi cette journée là et je n’ai pas pu ouvrir les yeux. Comme ma grand-mère dirait : je vais pas y’able.
C’est décidé, demain, je prends un break. De toute façon, je me sens tellement irritée à l’estomac que ce serait stupide de le bombarder encore. J’ai la chienne et je me demande bien dans quoi je me suis embarqué. J’ai refait le tour des pourquoi, j’ai refait mentalement ma liste des pours et des contres. Je me suis mise en mode solution : tisanes, smoothies, aliments qui se digère facilement. J’ai mentalement fait le tour de mes contacts : qui pourrait m’aider à alléger mes souffrances? À ce rythme-là, huit semaines ça va être long en tipépère et quart (pour le pas dire de gros mots). C’est pas compliqué, je me sens comme dans le premier trimestre de mes deux grossesses et ce ne sont pas de bons souvenirs.
Le lendemain (journée gluten free), je commence à me sentir mieux vers le début d’après-midi. Super, ça se calme, ça va faire du bien une journée de break. Mon cerveau est revenu (un peu) à la vie, je demande à un ami/ancien collègue/ostéopathe/kinésiologue/génie/demi-dieux de la nutrition qu’est-ce que je pourrais faire de plus pour que mon séjour en enfer soit plus doux. Il me répond le plus simplement possible : pour stimuler une réponse immunitaire (créer des anticorps), il faut stimuler la réponse immunitaire… Je le savais mais des fois, il faut me rappeler les bases…! Et selon lui, le moyen le plus simple de réduire les impacts dans mon corps c’est par la force du mental : méditer, faire de l’exercice, bien dormir et visualiser le gluten comme étant inoffensif.
Oui. Je vais visualiser mon gluten.
Je trouve cette réponse magnifique parce qu’elle me donne un élément contrôlable dans le processus. Inutile de me concentrer sur ce que je ne peux pas contrôler, j’y gaspillerais de l’énergie pour rien au final.
Et il est venu le jour où mon break avec le gluten s’est terminé. J’ai mangé ma sandwich beurre de peanut et pomme grenade (faut l’essayer c’est assez jouissif) après notre promenade familiale au Mont-St-Bruno. C’était un bon pain neuf de la boulangerie, il avait l’air bon, il sentait bon. La texture était parfaite. J’étais ben relax, les poumons plein d’air frais. Pis j’avais faim. J’ai savouré chaque bouchée en jasant et en riant avec mon chum.
Pis rien. Encore. Yé!
Je n’ai pas mal au ventre, je n’ai même pas un petit gargouillis. On en parle au souper dans ma belle-famille et mon homme s’exclame : « T’as eu la gastro! Toé, c’est d’même qu’est passée ».
Je me demande bien si en effet, j’ai eu une version amicale de la gastro, style club VIP : moins de symptômes grâce à vos efforts soutenus à nettoyer le vomi de 3 personnes et à laver tout ce qui se lave dans la maison pour ne pas que personne la repogne.
Tout ça pour dire que ça va bien. On a même des plans d'aller dans un resto régulier étant donné la facilité déconcertante avec laquelle je pourrais commander mon repas.
À suivre.
J’ai eu des sueurs froides, une méga diarhée et un bon mal de ventre. Mon principal symptôme ensuite, c’est le mal de cœur. Sur le coup, je ne pense même plus à la gastro, je suis certaine que le gluten s’est emparé de tous mes tuyaux et qu’il est en train d’y mettre le feu. La dernière fois que j’ai mangé du gluten par erreur, j’ai eu les même symptômes : mal d’estomac, nausées, faiblesses. On a du faire un voyage de voiture d’une heure et demi cette journée là et je n’ai pas pu ouvrir les yeux. Comme ma grand-mère dirait : je vais pas y’able.
C’est décidé, demain, je prends un break. De toute façon, je me sens tellement irritée à l’estomac que ce serait stupide de le bombarder encore. J’ai la chienne et je me demande bien dans quoi je me suis embarqué. J’ai refait le tour des pourquoi, j’ai refait mentalement ma liste des pours et des contres. Je me suis mise en mode solution : tisanes, smoothies, aliments qui se digère facilement. J’ai mentalement fait le tour de mes contacts : qui pourrait m’aider à alléger mes souffrances? À ce rythme-là, huit semaines ça va être long en tipépère et quart (pour le pas dire de gros mots). C’est pas compliqué, je me sens comme dans le premier trimestre de mes deux grossesses et ce ne sont pas de bons souvenirs.
Le lendemain (journée gluten free), je commence à me sentir mieux vers le début d’après-midi. Super, ça se calme, ça va faire du bien une journée de break. Mon cerveau est revenu (un peu) à la vie, je demande à un ami/ancien collègue/ostéopathe/kinésiologue/génie/demi-dieux de la nutrition qu’est-ce que je pourrais faire de plus pour que mon séjour en enfer soit plus doux. Il me répond le plus simplement possible : pour stimuler une réponse immunitaire (créer des anticorps), il faut stimuler la réponse immunitaire… Je le savais mais des fois, il faut me rappeler les bases…! Et selon lui, le moyen le plus simple de réduire les impacts dans mon corps c’est par la force du mental : méditer, faire de l’exercice, bien dormir et visualiser le gluten comme étant inoffensif.
Oui. Je vais visualiser mon gluten.
Je trouve cette réponse magnifique parce qu’elle me donne un élément contrôlable dans le processus. Inutile de me concentrer sur ce que je ne peux pas contrôler, j’y gaspillerais de l’énergie pour rien au final.
Et il est venu le jour où mon break avec le gluten s’est terminé. J’ai mangé ma sandwich beurre de peanut et pomme grenade (faut l’essayer c’est assez jouissif) après notre promenade familiale au Mont-St-Bruno. C’était un bon pain neuf de la boulangerie, il avait l’air bon, il sentait bon. La texture était parfaite. J’étais ben relax, les poumons plein d’air frais. Pis j’avais faim. J’ai savouré chaque bouchée en jasant et en riant avec mon chum.
Pis rien. Encore. Yé!
Je n’ai pas mal au ventre, je n’ai même pas un petit gargouillis. On en parle au souper dans ma belle-famille et mon homme s’exclame : « T’as eu la gastro! Toé, c’est d’même qu’est passée ».
Je me demande bien si en effet, j’ai eu une version amicale de la gastro, style club VIP : moins de symptômes grâce à vos efforts soutenus à nettoyer le vomi de 3 personnes et à laver tout ce qui se lave dans la maison pour ne pas que personne la repogne.
Tout ça pour dire que ça va bien. On a même des plans d'aller dans un resto régulier étant donné la facilité déconcertante avec laquelle je pourrais commander mon repas.
À suivre.
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